Les jardins du Pic épeiche sont situés à Mandagout, dans le Sud-Cévennes, sur les versants du massif de l’Aigoual.
Les jardins sont un balcon orienté plein Sud, à l’abri des vents, qui bénéficie à la fois de l’ensoleillement des Cévennes, mais aussi de l’eau issue du Mont Aigoual. On y monte à pied, les terrains sont préservés de toute pollution.
Les variétés de plantes médicinales et aromatiques implantées sur ces deux terrains sont rustiques, issues du bassin méditerranéen. Elles sont adaptées aux rudesses de cette terre.
Certaines espèces sont vivaces, d’autres se replantent d’année en année. C’est le cas par exemple du calendula, de la consoude ou de la sauge sclarée. Mais la camomille romaine, le géranium rosat et le romarin à verbénone repoussent tout seuls.
Les variétés principales sont l’hélichryse italienne et la rose de Damas. L’hélichryse italienne est aussi appelée immortelle. Ses fleurs sont jaunes et poussent en petits bouquets. On la récolte en juin-juillet, et la plante est distillée fraîche pour en faire une eau florale. Il s’agit de vivaces, mais on les change tous les 6 ans pour assurer la qualité des plantes.
Les roses de Damas poussent sur le schiste, en fond de vallée. Il s’agit de buissons grimpants, qui retombent comme des saules pleureurs.
La récolte des roses de Damas est un moment particulièrement joyeux. Elle se fait à la fin du printemps, tôt le matin. Pour cette occasion, Cristine invite ses amies pour la récolte, à raison de 15 kilos par jour pendant trois semaines. « Pendant toute cette période, je suis sur un petit nuage, raconte Cristin. On baigne dans un parfum très doux, très délicat. Le matin, on a envie de se mettre la tête dans les fleurs pour sentir leur odeur » Seules les roses les plus épanouies, les plus odorantes, sont récoltées. Elles sont transportées dans de grands cabas, puis distillées fraîches pour faire de l’eau florale.