Les Jardins du Pic-Epeiche

Créatrice de cosmétiques à base de plantes à parfums et médicinales

    Les jardins du Pic épeiche, c’est qui ? 

    Cristine Lateule est issue d’une famille paysanne du Tarn-et-Garonne, aux portes de la Gascogne. Avant d’arriver dans les Cévennes, elle faisait de la cuisine. Ce que je fais maintenant, c’est une autre forme de cuisine, assure-t-elle. J’élabore mes recettes, je veille à la qualité des matières premières. Pour moi, le lien au local est très important. 

    La majorité des plantes est cultivée chez elle, à Mandagout (Gard). Pour le reste, elle s’approvisionne auprès de producteurs locaux, comme un apiculteur de son village qui l’approvisionne en miel, propolis et cire d’abeille

    Un lien avec le terroir cévenol

    Lorsque je suis arrivée dans les Cévennes, j’ai cherché à faire une activité en lien avec le territoire, quelque chose d’ancré. 

    Les plantes sont récoltées et distillées à Mandagout. L’alambic est en cuivre et provient du Portugal, à la riche tradition de distillation. Les huiles essentielles et hydrolats sont conditionnés à quelques kilomètres de là, dans l’atelier de Cristine à Saint-André-de-Majencoules. Là, elle élabore ses recettes, met en bouteille, étiquette, stocke… Certaines plantes, comme la consoude, y sèchent aussi sur des claies. Elle y réalise également ses pains de savon, qu’elle décore de fleurs de calendula de son jardin. 

    Bio, Nature et Progrès… des produits engagés

    Je fais le choix de travailler avec Nature et Progrès parce que c’est le label le plus exigeant en cosmétique, indique Cristine. Il est respectueux à la fois au niveau de la matière première mais aussi de l’humain. L’attention est portée à l’organisation du travail, à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. L’organisation de chaque comité départemental de Nature et Progrès est très horizontal ; les membres du label réalisent des visites de fermes régulièrement pour vérifier les conditions de production. Cela demande du temps, indique Cristine, mais on apprend beaucoup entre nous. 

    La certification Nature & Progrès permet aussi une amélioration constante. Avant, j’importais une huile végétale d’Afrique. Maintenant, j’ai relocalisé sur les conseils de Nature et Progrès et j’utilise de l’huile de cade méditerranéenne. Elle utilise également une soude plus écologique pour faire ses savons, après avoir échangé avec ses pairs. 

    Tout maîtriser de la plante au flacon

    Paysanne aromathérapeute, Cristine Lateule travaille seule, de la production à la vente. Il s’agit de maîtriser tous les aspects du processus, mais c’est également une question de cohérence. Lorsqu’elle fait des permanences en boutique de producteurs ou sur les marchés, elle va à la rencontre de ses clients. Cela permet d’expliquer des choses sur la production, le temps que cela prend pour faire des produits de qualité… C’est un véritable échange, indique Cristine. 

    Si elle travaille seule, Cristine aime accueillir des stagiaires, des woofers pour faire découvrir son univers. Réglementation oblige, elle travaille également la recette de ses produits avec un évaluateur en toxicité pour en garantir la formulation.